les gens qui s'en allaient sans rien dire, comme si le silence pouvait tout expliquer à leur place. J'ai passé des années à me convaincre que c'était une forme de pudeur, et pas simplement une porte qu'on referme doucement derrière soi. Et j'ai fini par comprendre quelque chose, ces derniers mois. Je n'attends pas qu'on me jure quoi que ce soit pour toujours, ni qu'on me promette des certitudes que personne ne peut vraiment tenir. J'ai simplement besoin d'une présence. J'ai besoin qu'on me dise la vérité, mais avec douceur. J'ai besoin de quelqu'un qui accepte de s'asseoir, de me regarder pour de bon, et de dire : voilà où j'en suis aujourd'hui.
Cette honnêteté-là ressemble déjà à quelque chose de beau.
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